Parce que aimer est important

Des réponses à vos questions. 

 

 

 

 

 

 

Question : Bonjour, je m’appelle Jean ; ma sexualité me laisse insatisfait !

 

La sexualité est un bien précieux, s’il y a blessure, il est nécessaire de la comprendre car la sexualité apporte la joie si elle est l’expression corporelle d’un amour partagé. L’expérience que vit le corps dans l’intimité sexuelle est bien plus que la simple expression d’une fonction biologique. Le vécu corporel, l’affectivité, toute la vie de la personne est impliquée et y participe. C’est un système très complexe, vulnérable, pluridéterminé par des facteurs biologiques, psychologiques, relationnels, sociaux.

 

J’entends bien votre insatisfaction ou votre “mal aise“ sexuel ; peut-être pourrions-nous voir ensemble ce qu’il faudrait, ce qui pourrait manquer pour une belle sexualité, une sexualité épanouie ? Le symptôme sexuel raconte toujours une histoire, parfois très ancienne, il est porteur d’un message qui demande à être déchiffré.

 

Vous ne nous dites pas dans quel contexte vous vivez : vivez-vous un certain vagabondage sexuel ou êtes-vous en couple ?

 

- Votre conjoint ?

Il peut y avoir, dans l’expérience concrète du couple, des difficultés à construire cette unité corporelle si précieuse. Prenez-vous le temps de vous préparer tendrement, à deux ?

Prenez-vous le temps d’en parler, de dialoguer en confiance ?

Votre partenaire est-elle satisfaite ? Vous le dit-elle ?

 

- Votre situation de couple vous convient-elle ? Est-elle rassurante, ou inquiétante ? Est-elle stable et source de sérénité ? Etes-vous en confiance ?

 

Visitons quelques points afin d’essayer de faire émerger le problème :

- L’expérience sexuelle bonne comble le plaisir ; comment vous sentez-vous après l’acte sexuel ?

- Le plaisir sexuel solitaire ou les expériences sexuelles occasionnelles entrainent la répétition, la quête dans la recherche d’un vrai désir partagé dans la joie car elles laissent insatisfaits dans un contexte au-delà de l’amour.

- Un souci fonctionnel, un dysfonctionnement (impuissance, dysfonctionnement érectile) ? À rechercher et soigner pour l’exclure ; pour cela, un médecin peut vous aider. C’est une souffrance terrible pour l’homme qui peut l’atteindre dans sa confiance en soi, son estime, sa propre identité. Il peut exister d’autres troubles (trouble de l’orgasme, éjaculation précoce frustrante ou retardée) cela se soigne aussi !

- Êtes-vous en bonne santé physique ? Parfois la fatigue, le stress peuvent intervenir de façon très négative sur la joie de l’union sexuelle.

- Éprouvez-vous le désir ?

Prenez-vous le temps d’éveiller votre désir et celui de votre partenaire ? Même le Pape François nous le rappelle dans Amoris Laetitia (224) : « L’amour a besoin de temps disponible et gratuit, qui fait passer d’autres choses au second plan. Il faut du temps pour dialoguer, pour s’embrasser sans hâte, pour partager des projets, pour s’écouter, pour se regarder, pour se valoriser, pour renforcer la relation. »

-  Anamnèse sexuelle : votre histoire passée ou dans l’enfance, des “non-dits“ ont peut-être imprimé en vous des réserves, des images laides ou choquantes (pornographie ou soirée échangiste par exemple ?) Là encore, il existe un parcours humain et spirituel qui va vous aider, jour après jour à vous remettre à neuf pour repartir, en partenariat avec un “parrain“ qui va vous aider et vous soutenir.

 

Peut-il y régner une souffrance relationnelle ?

 

N’hésitez pas à demander de l’aide !

Mon copain et moi ne sommes pas mariés et souhaiter nous préserver, mais nous pratiquons la masturbation en couple. Cela nous a beaucoup rapproché même si nous ne donnons pas complètement. Alors je n'arrive pas à comprendre pourquoi c'est un péché ?

« S’aimer, c’est savoir attendre »

Le Père Louis répond à des fiancés. À la question « C’est trop dur d’attendre », voici sa réaction. 

Mon ami et moi sommes étudiants, et lorsqu'il vient me retrouver dans ma chambre pour discuter, nos gestes d'affections tournent à l'intimité, alors que ce n'est pas ce que nous souhaitons. Que faire ?

La sexualité est une bonne chose. Le tout est de la vivre en accord avec nous-mêmes.

Petite histoire pour réfléchir :

Vous souhaitez vivre des fiançailles chastes et il semblerait que votre amoureux ne vous rejoigne pas sur ce point.

Il est cependant important de lui faire comprendre que ne pas se donner entièrement dès maintenant est avant tout un moyen de préserver votre liberté, de vous laisser la possibilité de changer d’avis jusqu’au moment où vous vous engagerez définitivement l’un envers l’autre.

D’autre part, vous pouvez lui faire remarquer que le sujet de la chasteté « dépasse » le temps des fiançailles : toute votre vie comprendra des périodes où vous ne pourrez pas vous unir et devrez avoir recours à de simples gestes de tendresse pour manifester votre amour. L’apprentissage que vous faites dès maintenant vous sera utile toute votre vie !

La chasteté est en tout cas un sujet suffisamment important pour le couple pour que vous preniez le temps, ensemble, de l'aborder paisiblement sans crainte. Si l'amour est bien là, le respect de l'un et de l'autre dans son corps, ses désirs et ses convictions est un enjeu important de cheminement. Il faut que vous sachiez précisément ce que vous désirez, les limites et que vous puissiez en expliquer les raisons. Un véritable amour devrait permettre de surmonter ces difficultés à deux !

Vous pouvez, pour vous aider, vous appuyer sur deux livres en particulier :

- Avant le mariage, du Père Louis http://www.famillechretienne.fr/livres/famille-couple-et-bien-etre/fiancailles-et-mariage/avant-le-mariage-sexualite-affectivite-priere-32401

- Bonne nouvelle sur le sexe et le mariage, de Christopher West http://www.famillechretienne.fr/croire/theologie/bonnes-nouvelles-sur-le-sexe-et-le-mariage

Bon courage,

L’équipe de fiancailles.org